La Joliette Historique.
 
         

La Joliette : Historique

La Joliette a ans

En décembre 1996, le Grand Conseil de la République du Canton de Neuchâtel approuvait une nouvelle Loi sur l'action sociale permettant à l'Etat de mettre en place « des programmes d'activité, d'occupation et de formation, ainsi que des stages et d'autres actions susceptibles de permettre aux bénéficiaires de l'aide sociale de retrouver ou de développer leur capacité de travail et leur autonomie sociale » (Art. 53.1). Au printemps 1997, un projet de relais social régional + jardin était présenté à la Fondation La Joliette, gérante de la maison du même nom sise à la Jonchère, simultanément à l'Ecole d'études sociales et pédagogiques de Lausanne en travail de mémoire de diplôme. Parallèlement, le CSP proposait de prendre en charge le projet, de devenir porteur d'un nouveau secteur d'activité : le secteur occupation et emploi, devenu depuis le secteur insertion. L'Etat, par les Services de l'action sociale et de l'emploi soutenant lui aussi le projet, il pouvait démarrer, le 1 septembre 1997, par un premier programme de rénovation complète de l'intérieur du bâtiment.

Depuis lors, c'est 10 ans d'accueil, de rencontres, d'activités, de projets, de réalisations, de travail et de plaisir qui ont fleuris en autant de regards, de paroles, d'actes, d'objets avec un leitmotiv traversant les saisons: à chacun une place, digne et respectable, à chacun la possibilité de développer ses potentialités et ses compétences, à chacun la capacité à se réaliser socialement, existentiellement, à chacun le droit et le devoir d'oser vivre en être responsable.

La Joliette une maison

C'est à partir de cette bâtisse que s'est développé l'idée même du projet. Construite au XVIIe siècle (1641) au cœur du hameau de la Jonchère sur la commune de Boudevillier, elle fut propriété de la famille Russ-Suchard qui l'offrit dans les années trente aux sœurs de Saint Loup qui en firent pendant plusieurs décénies une maison de convalescence. Le CSP naissant l'acquis en 1973 et créa une Fondation ecclésiastique pour la gérer ayant l'obligation statutaire d'en faire une « maison d'accueil et de miséricorde ». Elle abrita de nombreux locataires dont les premiers ateliers Perce-Neiges, l'école Steiner, un projet pour toxicomanes avant d'avaliser, en 1997, le présent projet et d'entamer des travaux importants de rénovation. Son cadre rural, son jardin, sa restauration respectueuse et ses locaux fonctionnels donnent à l'ensemble du projet son caractère agréable et chaleureux. C'est un atout pour un bon départ dans un processus d'insertion.

 

 

© La Joliette, août 2008